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Point Marchés: Wall Street vue en hausse, les frappes en Iran pèsent sur le moral en Europe
information fournie par Reuters 26/05/2026 à 13:11

L'enseigne Wall Street à la Bourse de New York (NYSE) dans l'arrondissement de Manhattan à New York

L'enseigne Wall Street à la Bourse de New York (NYSE) dans l'arrondissement de Manhattan à New York

par Diana Mandia

Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes reculent mardi à mi-séance, à l'exception de Londres, ‌revenant sur les gains enregistrés la veille, les nouvelles frappes américaines dans le sud de l'Iran ayant douché les espoirs des investisseurs quant à la possibilité d'un accord de paix imminent entre les États-Unis et l'Iran.

Après un lundi férié, les ​futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,55% pour le Dow Jones, de 0,72% pour le Standard & Poor's-500 et de 1,06% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,92% à 8.181,90 points vers 10h44 GMT et, à Francfort, le Dax recule de 0,53%. Le FTSE de la Bourse de Londres prend 0,69%, à son retour d'un week-end prolongé.

L'indice EuroStoxx 50 perd 0,79%, le FTSEurofirst 300 0,26% et le Stoxx 600 0,23%.

Le moral des investisseurs s'est refroidi ​mardi en Europe à la lumière des derniers événements au Moyen-Orient, qui laissent penser qu'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran visant à mettre fin à leur guerre et à rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz pourrait tarder à se concrétiser et devoir faire face à des incidents constants entre les belligérants.

Le commandement central ​de l'armée américaine a déclaré lundi soir que l'armée américaine avait effectué des frappes défensives dans le sud de l'Iran, ⁠tout en exprimant sa volonté de faire preuve "de retenue" dans le cadre de la trêve annoncée il y a près de sept semaines.

Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a quant à lui averti que les ‌négociations pourraient "prendre quelques jours", tempérant ainsi à nouveau, à l'instar de Téhéran ces dernières heures, les attentes quant à la conclusion imminente d'un accord après un regain d'enthousiasme au cours du week-end dernier.

"On est passé d'un accord presque conclu, où tout le monde devait signer les Accords d'Abraham, à des bombardements, on ne sait donc pas très bien ce qui se passe là-bas", ​a déclaré Peter Schaffrik, analyste chez RBC Capital Markets.

Conséquence de ce retour à la réalité ‌dans le dossier iranien, le prix du Brent augmente de nouveau mardi après son recul de lundi, même s'il reste sous la barre des 100 dollars, soulignant ⁠une fois de plus les risques que le marché de l'énergie fait peser sur l'inflation.

Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) a dit dans un entretien accordé à Reuters que Francfort devrait relever ses taux d'intérêt en juin, même en cas d'accord de paix, le conflit ayant duré bien plus longtemps que prévu et la flambée des prix de l'énergie se répercutant sur l'ensemble de l'économie.

Le chef économiste de l'institut de Francfort, Philip Lane, a pour sa part ⁠déclaré au journal Nikkei que la BCE allait ‌revoir ses prévisions d'inflation et de croissance lors de sa réunion du mois prochain afin de tenir compte de la détérioration des perspectives due au conflit au Moyen-Orient.

Les opérateurs anticipent actuellement ⁠au moins deux hausses des taux d'intérêt de 25 points de base chacune dans la zone euro d'ici la fin de l'année.

Cette semaine, une série de publications sur l'inflation dans les principales économies de la zone euro, notamment en Allemagne ‌et en France, ainsi qu'aux États-Unis, devrait permettre de mieux cerner l'ampleur de l'impact du choc énergétique. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Wall Street reprend son activité mardi après un long week-end, et les contrats ⁠à terme laissent présager une ouverture optimiste malgré les récentes frappes américaines en Iran, dans un contexte toujours porteur pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA).

VALEURS ⁠EN EUROPE

A Paris, Air France-KLM gagne 1,93%, profitant du relèvement ‌de recommandation de Morgan Stanley à "surpondérer", tandis que Carmila prend 3,3% après que Jefferies a relevé sa recommandation à "acheter" contre "conserver".

Le spécialiste britannique du bricolage Kingfisher, qui a fait état mardi d'une baisse de son chiffre d'affaires sous-jacent au premier ​trimestre, mais maintenu son objectif annuel de bénéfice, gagne 3,83%.

Ferrari recule de plus de 6% après la présentation lundi soir de sa ‌première voiture entièrement électrique, qui intervient à un moment où ses concurrents, notamment Porsche et Lamborghini, reviennent sur leurs ambitions en matière d'électrification, invoquant une faible demande.

L'automobile (-1,48%) et le luxe (-1,56%) signent les pires performances sectorielles sur le Stoxx 600 mardi à mi-séance.

TAUX

Les rendements obligataires de la ​zone euro augmentent légèrement mardi en raison des incertitudes entourant les négociations au Moyen-Orient et de la forte baisse enregistrée la veille.

Le rendement du Bund allemand à dix ans prend 1,8 point de base à 2,9673%. Celui de l'obligation à deux ans gagne 2,8 points de base à 2,5661%.

"Nous pensons qu'une fois le détroit d'Ormuz rouvert, les actifs risqués connaîtront un certain soulagement et les rendements baisseront, mais l'attention se portera alors sur les répercussions de second ordre, qui ⁠seront considérables", avertit Anders Svendsen, analyste chez Nordea.

Sur le marché américain, les rendements baissent après le jour férié de lundi : celui des Treasuries à dix ans perd 7,6 points de base à 4,4965%, tandis que celui du titre à deux ans perd 6,5 points de base à 4,0616%.

CHANGES Le dollar recule de 0,20% face à un panier de devises de référence, malgré les nouvelles frappes américaines contre des cibles iraniennes, prolongeant ainsi la baisse enregistrée la veille dans l'attente de nouveaux développements sur le plan diplomatique.

L'euro abandonne 0,02%, à 1,1640 dollar.

PÉTROLE

Le prix du Brent, référence mondiale du marché, progressent mardi après que l'armée américaine a mené des frappes en Iran, ce qui accroît une nouvelle fois l'incertitude quant à la normalisation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.

Le Brent prend 2,19% à 98,25 dollars le baril, mais le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 4,95% à 91,82 dollars.

PRINCIPAL INDICATEUR ÉCONOMIQUE À L'AGENDA DU 26 MAI :

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

USA 14h00 Confiance du consommateur mai 92,0 92,8

(Certaines données ​peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)

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